Blanc et Pourpre
L'oiseau vole ses ailes ce soir.
Tu m'offres ton breuvage,
Entrailles de tes entrailles.
J'y bois.
Source de féminité,
Respect de toi femme.
Abandon de mon masculin.
Petites touches de nos corps mêlés
Partage de nos liquides
Touche de blanc
Touche de pourpre
Telle une construction support surface
Endogène et exogène
Altruiste à te boire
Un et indivisible par l'autre
Nos regards se troublent d'une nuit qui se termine.
L'oiseau fourbu rend ses ailes
N'éprouvant plus de joie à être voleur
Je les endosse à mon tour
Afin d'atteindre les confins de ta féminité
Mais hélas dans un râle je m'écrase
Flaque de pourpre
Me rappelant à l'instant
que le pourpre est noble
que ton pourpre est moi.
Incongrue
Prendre acte de l'espace, le déstucturer
Ne jamais saisir l'autre Pourquoi ?
Cette femme joue de ses charmes, rouges baisers.
L'homme ancre son image dans la femme belle.
Idéalisée toujours, je suis beau car tu es belle.
A ses dépens , pythie Tu es.
Brisée
Permettant l'oracle, devant l'homme guider.
De sa bouche la haute destinée de l'homme
Déchue de suite
Homme loup dévorant ses entrailles.
Point d'orgue de la mise à mort de toi femme,
Nue belle intelligente
Belle d'être laide, laide de nous.
Féconde de nous femme laide.
Féconde de nos guerres, de nos massacres, de nos génocides.
Tu assistes en retrait à nos propres meurtres au nom de jours radieux .
Tes yeux lavés par tes pleurs nous forcent à vous protéger.
Tuant encore et encore.
Afin que ton visage sans rides resplendisse.
Un gosse meurt en Inde, une femme triste en pleurs
Un homme tombe amoureux à Boston,
D'une femme laide de douleur
Son petit homme est mort.
Visage barré par un bec de lièvre?
Par prisme interposé nous serions laids.
Issue de votre laideur, ne serions-nous moins sage?
Ayant enfin accepté que le laid soit beau.
Que les idées donnent souvent trop de poids aux mots,
trop de sens aux actes.
Peut-être alors un petit homme deviendrait important,
Conjurant ipso fgacto l'indifférence pour renaître à la vie.
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